5 conseils pour parler de son burn-out à son employeur
Décrit comme le « mal du siècle », le burn-out touche près de 34% de la population active en France, dont 13% d’entre eux, soit 2,5 millions de salariés, seraient en état de « burn-out sévère ». Des chiffres particulièrement préoccupants.
Ce phénomène peut s’expliquer de différentes manières, tant par le cadre extrêmement compétitif de nos sociétés modernes que par l’augmentation de l’anxiété en général dans la population active.
Qu’est-ce qu’un burn-out ?
Comment savoir si on fait bel et bien un burn-out ?
Comment en parler à son employeur ?
Le présent article a été pensé comme une sorte de guide sur le burn-out, pour vous aider à en identifier les symptômes, mais surtout à en parler plus facilement à votre employeur.
Le corps finit toujours par dire ce que la bouche n’a pas osé exprimer.
Qu’est-ce qu’un burn-out ?
Le terme de burn-out est très présent dans l’actualité, cependant il n’est pas toujours simple de parvenir à le définir ou encore à réellement évaluer si l’on en souffre.
De manière générale, un burn-out renvoie à un état d’épuisement tant physique, mental qu’émotionnel. Selon l’OMS, un burn-out regroupe principalement 3 éléments :
- un sentiment général d’épuisement,
- de fortes émotions négatives relatives à son travail et/ou à son environnement professionnel,
- une baisse drastique de la productivité.
Quels sont les symptômes du burn-out ?
À l’ère de la mondialisation et d’une compétition toujours plus importante entre collaborateurs, il n’est pas toujours évident de mesurer la réelle gravité de sa fatigue professionnelle ou encore de son épuisement émotionnel.
Un burn-out peut ainsi être identifié à partir des symptômes physiques suivants :
- maux de crâne récurrents,
- fatigue persistante,
- troubles du sommeil,
- tension artérielle élevée,
- douleurs musculaires et/ou articulaires,
- troubles digestifs,
- perte ou prise de poids incontrôlée,
- troubles dermatologiques, notamment de l’eczéma.
Un burn-out peut également être reconnu grâce à différents symptômes psychiques, tels que :
- anxiété,
- mélancolie,
- irritabilité,
- difficultés de concentration,
- perte de sens,
- perte de motivation,
- baisse de l’estime de soi,
- voire une dépression.
Burn-out, Brown-out ou bore-out : quelles différences ?
Maintenant que nous venons d’aborder la définition ainsi que les principaux symptômes du burn-out, il est important de souligner ses différences avec deux autres concepts d’apparence similaire mais bel et bien distincts : le brown-out et le bore-out.
S’agissant du brown-out, il marque une profonde lassitude de la personne envers son travail, due la plupart du temps à des tâches trop répétitives, dotées de peu de sens ou peu intéressantes d’un point de vue intellectuel
Pour sa part, le bore-out illustre un véritable épuisement par l’ennui, généré par une sensation de sous-charge de travail ou d’inutilité professionnelle.
Nos 5 conseils pour annoncer son burn-out à son employeur
Dès lors qu’une personne souffre d’un burn-out, la poursuite normale de son activité professionnelle devient particulièrement complexe. En parler à son employeur est alors inévitable, afin de pouvoir justifier sa baisse de productivité et son manque de motivation au quotidien, mais également afin de pouvoir libérer sa parole tout en bénéficiant d’une réduction de travail temporaire ou encore d’un arrêt maladie adapté.
Prendre soin de soi ne signifie pas ‘se faire plaisir’ – cela signifie se préserver. Et parfois, se préserver, c’est s’arrêter.
Conseil n°1 : Se préparer à l’avance
Avant d’envisager de parler de votre burn-out à votre employeur, prenez le temps de préparer la manière dont vous lui annoncerez cela ainsi que les solutions ou aménagements que vous envisagez. Réfléchissez ainsi aux raisons pour lesquelles vous vous sentez épuisé, évaluez si vous êtes capable ou non de continuer à travailler à votre niveau actuel, déterminez si vous avez besoin d’éventuels aménagements de charge ou de temps de travail, et ainsi de suite.
Dans cet exercice de préparation, il est également vivement recommandé de prévoir les solutions pouvant répondre à votre état de burn-out afin de démontrer votre bonne volonté à votre employeur, qu’il s’agisse d’un aménagement de travail ou bien d’un arrêt maladie de quelques temps.
Conseil n°2 : Demander un entretien personnel
La seconde étape consiste à demander un entretien personnel auprès de votre employeur. Cela vous permettra de lui parler au bon moment, au bon endroit, tout en vous assurant de sa pleine et entière disponibilité pour vous écouter et échanger avec vous.
Ainsi, vous vous sentirez suffisamment en sécurité pour aborder le sujet de votre burn-out, entrer dans les détails, exprimer votre ressenti à votre employeur, et apprécier sa réaction ainsi que ses éventuelles propositions, le temps nécessaire.
Conseil n°3 : Être parfaitement transparent
Lorsqu’il s’agit de parler de son burn-out à son employeur, le sujet reste sensible. Les possibilités d’aménagement de la charge de travail ou encore la réaction de votre employeur sont des facteurs sur lesquels vous ne pourrez pas réellement influer.
Cependant, la manière dont vous abordez le sujet reste de votre pouvoir. Sur ce terrain, il est indispensable que vous soyez parfaitement transparent envers votre employeur sur ce que vous ressentez, la réalité de votre épuisement mental et physique, ses causes, ainsi que ce dont vous avez besoin afin de prendre du recul et retrouver un équilibre professionnel à long-terme. À défaut d’être parfaitement transparent, vous risquez de provoquer l’incompréhension de votre employeur, que votre état soit sous-estimé ou encore la mise en place de solutions insuffisantes pour atténuer votre burn-out.
Conseil n°4 : Proposer des solutions
Vous êtes la personne la mieux placée pour comprendre ce que vous ressentez, la véritable ampleur de votre burn-out ainsi que ce dont vous avez besoin pour vous rétablir. Dans cette logique, proposez des solutions à votre employeur afin de l’aider à comprendre vos besoins, ainsi que pour lui montrer votre détermination à vous en sortir.
Qu’il s’agisse d’une pause temporaire, de la négociation d’une ou plusieurs journées de télétravail par semaine ou encore de la mise à disposition d’un psychologue d’entreprise, il est important de communiquer avec votre employeur au sujet des solutions concrètes qui peuvent être appliquées.
Conseil n°5 : Ne pas hésiter à consulter un médecin/psycothérapeute
Enfin, n’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Il ne faut surtout pas hésiter à demander de l’aide à votre employeur pour obtenir le soutien dont vous avez besoin pour récupérer. Cela peut inclure une consultation auprès du médecin du travail, une thérapie, un coaching ou encore un séminaire au vert. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est qu’il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide et surtout de demander des changements à même de vous aider à remonter la pente.
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